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15 Mai 2020

Déclaration sur le maintien de la paix en temps de pandémie de COVID-19

En tant que coprésidents du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État, la ministre du Développement international, l’honorable Karina Gould, et le ministre de la Planification et du Développement économique de la Sierra Leone, honorable Francis M. Kai-Kai, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante au nom des membres du Dialogue :

« Nous, les membres du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État, sommes solidaires de tous ceux qui sont touchés par la pandémie de COVID-19. La pandémie est une tragédie humaine et une crise mondiale qui pose de graves risques aux États fragiles et touchés par des conflits (EFTC), risques qui vont au-delà des répercussions directes sur la santé.

« Les effets socio-économiques déstabilisateurs que la pandémie pourrait avoir sur les EFTC nous préoccupent tous plus particulièrement. À cet égard, nous appuyons le secrétaire général des Nations Unies dans son appel à un cessez-le-feu mondial qui permettrait aux pays de s’unir face à la pandémie. Dans un esprit de coopération et de soutien mutuel, nous accueillons aussi favorablement les déclarations sur la pandémie prononcées par le groupe du g7+ (composé des EFTC) et par la Plateforme de la société civile pour la consolidation de la paix et le renforcement de l’État.

« En ces temps difficiles, nous attirons l’attention de la communauté internationale sur la nécessité d’adopter une approche globale face à la COVID-19 afin de garantir la pérennité des progrès durement acquis en matière de consolidation de la paix, de renforcement de l’État et de prévention des conflits dans les EFTC. Il faudra pour cela compter sur le soutien intégré des partenaires des domaines de l’aide humanitaire, du développement et de la paix, ainsi que sur des mesures inclusives, dirigées par les pays, axées sur la prévention et la résilience, sensibles aux conflits et adaptées à leurs causes. Sans ce genre de coopération, les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 risquent d’être encore plus difficiles à atteindre.

« Dans ce contexte, nous réaffirmons notre engagement envers les mesures de lutte contre la COVID-19 qui font avancer les priorités établies par les membres du Dialogue dans le cadre de leur Vision pour la paix 2019-2021, par le Programme 2030 (notamment l’objectif de développement durable 16+), par le New Deal pour l’engagement dans les États fragiles, de même que par la Déclaration de Stockholm. Nous réaffirmons la pertinence des thèmes prioritaires de notre vision pour la paix dans notre lutte contre la COVID-19 afin de renforcer la cohésion nationale, de faire progresser l’égalité des genres et le Programme sur les femmes, la paix et la sécurité, et de soutenir un secteur privé qui fait la promotion de la paix.

« Nous encourageons les gouvernements nationaux à faire en sorte que les mesures mises de l’avant pour lutter contre la COVID-19 contribuent à bâtir des sociétés justes et inclusives et n’entravent pas le travail des divers intervenants, dont les jeunes, les femmes artisanes de la paix et les défenseurs des droits de la personne. Nous réaffirmons qu’il faut continuer de protéger et d’élargir l’espace opérationnel de la société civile lors de la mise en œuvre des mesures de lutte contre la pandémie, notamment pendant les périodes de confinement.

« Nous reconnaissons que les femmes, les filles et les autres groupes vulnérables, comme les migrants, les réfugiés et les personnes vivant dans la pauvreté, seront touchés de manière disproportionnée par la crise. C’est pourquoi la réponse mondiale doit être sensible au genre et les interventions doivent protéger tous les groupes vulnérables contre la violence potentielle et les autres effets de la réponse à la COVID-19.

« Dans ce contexte, nous reconnaissons aussi qu’il est nécessaire de galvaniser le secteur privé pour qu’il appuie les mesures de paix, de préserver les moyens de subsistance et de protéger les personnes touchées par la crise de ses effets économiques immédiats et à long terme. Ensemble, nous nous efforcerons de protéger les budgets d’aide officielle au développement et de multiplier les sources financières pour soutenir les gouvernements et les communautés des EFTC, et nous inviterons tous nos partenaires œuvrant à la consolidation de la paix à faire de même.

« La pandémie de COVID-19 a entraîné une crise mondiale. Aussi, nous insistons pour dire que les réponses nationales à elles seules seront insuffisantes pour faire face aux différentes dimensions de ses répercussions : politique, économique, sociale et humaine. À titre de plateforme tripartite unique, le Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État peut jouer un rôle prépondérant en réunissant les partenaires du développement, le groupe du g7+ et la société civile dans le but de préserver la paix.

Pour faire face à cette crise extrêmement complexe, les partenaires du Dialogue s’efforceront de mobiliser divers acteurs afin de favoriser un dialogue inclusif et un engagement collectif ainsi que la coopération triangulaire, entre États du Sud et entre États fragiles. Nous travaillerons ensemble pour que nos objectifs de consolidation de la paix, de renforcement de l’État et de prévention des conflits restent au premier plan des mesures de lutte contre la pandémie. Ensemble, nous continuerons à faire progresser notre objectif commun, qui est de susciter des changements positifs pour les personnes qui vivent dans des situations de fragilité et de conflit. »

26 Aoû 2019

Lancement au niveau ministériel de La Vision pour la Paix de l’IDPS 2019-21

La Vision pour la Paix de l’IDPS 2019 - 2021  a été lancé avec succès le 15 juillet 2019 lors d'un événement en marge du Forum politique de haut niveau à New York. La Vision pour la paix est un cadre élaboré conjointement qui s'appuie sur les programmes internationaux déjà existants, notamment le programme Femmes, paix et sécurité, le Programme Jeunesse, paix et sécurité, l’ordre du jour pour la consolidation de la paix, le Programme pour la prévention des conflits ainsi que le rapport de l'ONU et de la Banque mondiale Chemins pour la paix

Télécharger la note conceptuelle du lancement au niveau ministériel en anglais et en français.

Ms. Elissa Golberg, sous-ministre adjointe, Secteur des Politiques stratégiques, Affaires mondiales Canada, a ouvert l’évènement au nom du gouvernement canadien, et en particulier au nom de la coprésidente canadienne du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (IDPS), Mme. Maryam Monsef, ministre du Développement international et ministre des Femmes et de l'Égalité des genres. Elle a indiqué que la Vision pour la paix était un modèle de la manière dont les trois constituantes de l’IDPS collaboreront à l'avenir pour conduire à un changement positif dans les pays en proie à des conflits, à la fragilité et à la violence.

M. Francis Kaikai, ministre de la Planification et du Développement économique de la Sierra Leone et coprésident de l’IDPS, a dirigé l'événement, avec le soutien des ministres suivants:

  •  Mme. Deqa Yasin Hagi Yusuf, ministre des Femmes et du Développement des Droits de l'Homme, Somalie (via une vidéo préenregistrée)
  •  M. Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, République Centrafricaine
  •  Mme. Gisèle Pana, ministre de la promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l'enfant, République Centrafricaine
  •  Mme. Priscilla Schwartz, procureure générale et ministre de la Justice, Sierra Leone
  •  M. Alpha Timbo, ministre de l'enseignement primaire et secondaire, Sierra Leone
  •  Mme. Nabeela Tunis, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Sierra Leone

Speeches

Dans sa déclaration liminaire, M. Francis Kaikai a attiré l'attention sur l'objectif global de la Vision pour la paix qui consiste à offrir une consolidation de la paix et un renforcement de l'État qui soient plus solides, mieux ciblés et plus efficaces, afin d'amplifier et de soutenir les efforts visant à réaliser le Programme de développement à l'horizon 2030, tout en mettant l'accent sur l'ODD 16. Il a également souligné les engagements pris dans le cadre de La Vision pour la paix, vis-à-vis de laquelle les membres de l’IDPS seront tenu de rendre des comptes, et reste dans l’attente de la mise en œuvre du cadre élaboré conjointement.

Mme. Deqa Yasin Hagi Yusuf, ministre somalienne chargée des Femmes et du Développement des Droits de l'Homme, a parlé des efforts déployés pour revoir la constitution et les lois électorales de la Somalie, offrant ainsi une occasion unique de donner aux femmes les moyens de contribuer à l'instauration d'une paix et d'un développement durables. Elle a déclaré qu’en garantissant des dispositions constitutionnelles progressistes en matière d’égalité des sexes, il était possible de jeter des fondements essentiels pour la promotion des droits des femmes tout au long du processus de renforcement de l’État, en citant l’exemple de la Charte des femmes somaliennes dans son pays. Visionner son message vidéo en ligne.

Panel de discussions

M. Jorge Moreira da Silva, directeur de la Direction de la coopération pour le développement à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a évoqué la nécessité pour les donateurs et les institutions multilatérales de créer des incitations à l'investissement du secteur privé dans les situations de conflit, en se référant aux Principes de Kampala pour un engagement efficace du secteur privé à la coopération pour le développement. Il a ajouté que le fait que La Vision pour la paix reconnaisse le rôle du secteur privé dans l’appui à la consolidation de la paix, offrait une excellente occasion d’avancer dans ce domaine.

M. Theophilus Ekpon, president du Comité exécutif de la Plateforme de la société civile pour la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (CSPPS) a attiré l'attention sur l'importance d'un environnement politique propice qui permette de contrer les tentatives de réduction de l'espace civique dans les situations de conflit. La sécurité des acteurs de la société civile travaillant dans des situations de conflit, un financement soutenu et le renforcement des capacités afin qu’ils puissent remplir leur rôle crucial de responsabilisation des gouvernements, comptent parmi les autres éléments essentiels pour un environnement favorable.

M. Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, République Centrafricaine, a souligné le rôle qu’un partenariat et un dialogue soutenu peuvent jouer, aussi bien au niveau interne qu’avec les partenaires internationaux, dans la voie suivie par son pays pour la paix, la stabilité économique et la cohésion nationale. Il a également souligné l'importance de la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix 2017-2021 avec des partenaires en République centrafricaine et la nécessité de garantir une croissance inclusive afin de favoriser la cohésion au niveau national.

Dans ses remarques de clôture, Dr. Helder da Costa, secrétaire général du Secrétariat du g7+, a rappelé que le document final de la 5ème réunion ministérielle du g7+, qui s’est tenue les 26 et 27 juin 2019, engageait les membres du g7+ à mettre en œuvre La Vision pour la paix. En citant le communiqué de Lisbonne, il a déclaré: « En tant que membre du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (IDPS), nous nous félicitons de La Vision pour la paix de l’IDPS 2019-2021 et nous nous engageons à travailler avec nos partenaires pour atteindre les objectifs qui y sont énoncés ».

Quel enseignements avons-nous tiré de cet évènement?

  • S'appuyer sur les succès des examens nationaux volontaires. Le succès de la réunion des trois groupes constitutifs de l'IDPS dans le cadre du processus d'examen national volontaire de l'ODD 16 devrait être mis à profit et exploité au niveau des pays.
  • Continuer à appliquer les principes fondamentaux. Les principes du New Deal et de la Déclaration de Stockholm sont essentiels à la réalisation de l'ODD 16 +.
  • Se concentrer sur l'inclusion. L'inclusion est un élément essentiel à la réalisation de l'ODD 16. Un large éventail de voix est nécessaire pour la consolidation de la paix et le renforcement de l'État afin d'obtenir des résultats durables, notamment les voix des femmes, des jeunes, des groupes sous-représentés et celle des différentes factions belligérantes et politiques.
  • Inciter le secteur privé. Les institutions financières internationales peuvent être incitées à appliquer une approche axée sur le genre à leurs investissements, notamment pour soutenir l’autonomisation des femmes, l’égalité des sexes et l’activité entrepreneuriale des femmes dans les situations de conflit. De même, le secteur privé doit être soutenu et incité à se conformer au principe de « ne pas nuire » afin que les normes internationales soient respectées dans les zones de conflit.
  • Reconnaître les liens. L’instauration de la paix, l’autonomisation des femmes et le rôle d’un secteur privé qui promeut la paix sont inextricablement liés :
    • Lorsque les femmes participent aux processus de consolidation de la paix, elles sont plus efficaces et la paix dure plus longtemps.
    • Un environnement pacifique et stable facilite les investissements du secteur privé, ce qui est essentiel pour réaliser l'Agenda à l’horizon 2030.
    • De même, le secteur privé peut permettre d’inverser la tendance dans le cadre de l’égalité des sexes et de l’autonomisation économique des femmes en fournissant des emplois et un salaire égal.
  • Se concentrer sur la réconciliation. La réconciliation dans les situations de conflit est essentielle pour surmonter la crise de confiance entre différents groupes.

Que pouvons-nous faire en tant que communauté pour faire avancer l’agenda de la Vision pour la paix?

  • Fournir un soutien politique à la plate-forme de l’IDPS et à la Vision pour la paix.
  • Mener un plaidoyer mondial sur les efforts déployés dans les pays pour faire progresser les thèmes centraux de Vision pour la paix, et notamment pour augmenter les dépenses consacrées à l’égalité des sexes dans les situations de conflit et à la prévention des conflits.
  • Participer aux activités de l’IDPS au niveau des pays. Réunir des représentants de gouvernements, des partenaires au développement et la société civile dans le cadre d’un dialogue national afin de discuter et de trouver des solutions aux défis prioritaires dans les pays du g7+.
  • Opérationnaliser la Vision pour la paix et nous tenir responsables.

“Notre expérience en Somalie montre que le renforcement de l'autonomisation des femmes est un élément essentiel pour la paix et le développement durables dans les contextes touchés par la fragilité et les conflits… nous sommes convaincus qu'avec de bons partenariats, la Somalie peut devenir un exemple de ce à quoi peut ressembler un engagement efficace des femmes dans la consolidation de la paix et le renforcement de l'État, et offrir ainsi des enseignements importants et des faits concrets pour d'autres contextes. L’IDPS peut être un allié important dans ce parcours”.

Mme. Deqa Yasin Hagi Yusuf, ministre somalienne des Femmes et du Développement des Droits de l'Homme.

09 Jul 2019

La Vision pour la paix du Dialogue international pour 2019-2021

Les coprésidents de l'IDPS ont le plaisir d'annoncer que le Groupe de pilotage a approuvé la Vision pour la paix de l'IDPS 2019-2021 (en anglais et en français). Ce document fournira un cadre d’action commun à la communauté de l’IDPS pour les deux prochaines années.

05 Jul 2019

HLPF 2019

Au nom des coprésidents du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État (l’IDPS), j’ai le plaisir de vous inviter à assister au lancement officiel du document Vision pour la paix 2019-2021 du Dialogue international. L'événement, intitulé “Un dialogue pour la paix : réaliser l'ODD 16+ dans des situations de conflit", sera animé par M. Francis Mustapha Kaikai, ministre de la Planification et du Développement économique de la Sierra Leone, et par Mme. Maryam Monsef la ministre du Développement international et la ministre des Femmes et de l'Égalité des genres. Cet évènement se tiendra le 15 juillet à New York à la Mission permanente du Canada auprès de l'ONU de 16h00 à 17h15, et ce lors du Forum politique de haut niveau (FPHN).

Le document Vision pour la paix énonce une série d’engagements pris par les pays du g7+, en partenariat avec des membres du Réseau international sur les situations de conflit et de fragilité (INCAF) et la Plateforme de la société civile pour la consolidation de la paix et le renforcement de l’État (CSPPS), afin d’avancer dans la réalisation de l’ODD 16+ dans les situations de conflit. Le FPHN offre une occasion idéale de lancer la Vision pour la paix, étant donné qu'elle se concentre sur les progrès accomplis dans la réalisation de l'ODD 16 visant à instaurer des sociétés pacifiques, justes et inclusives, en plus de l'ODD 8 concernant la croissance économique et un marché de l’emploi durables et inclusifs, de l'ODD 10 visant à réduire l'inégalité au sein des pays et l'ODD 17 sur le renforcement des partenariats mondiaux pour soutenir et réaliser l’agenda pour 2030. Tous ces objectifs de développement durable sont directement liés aux priorités et à l’approche thématiques du programme de l’IDPS. En outre, cinq pays du g7+ (la Côte d'Ivoire, la République centrafricaine, le Sierra Leone et le Timor-Leste) présenteront leurs examens nationaux volontaires (VNR) lors du Forum de haut niveau, avec le soutien de la CSPPS, l'une des trois constituantes de l'IDPS, afin de garantir une participation significative de la société civile. L’un des pays du g7+ en particulier, la Somalie, fait également de grands progrès en saisissant cette occasion de renforcer l’État pour promouvoir les droits et la participation des femmes. Ainsi, le lancement de la stratégie de l’IDPS visera à tirer parti de cette riche connaissance, expérience et dynamique au sein de la communauté de l’IDPS pour articuler sa vision de la paix mondiale et ses engagements, en plus des priorités nationales en matière de consolidation de la paix et de renforcement de l'État au sein du g7+.

26 Mar 2019

La centralité de l'égalité des sexes pour une cohésion nationale et une consolidation de la paix durables

 

Le 12 mars 2019, quelque 70 personnes se sont réunies à New York en marge de la 63ème Commission de la condition de la femme pour débattre du thème « L'égalité des sexes pour une cohésion nationale et une consolidation de la paix durables ». Cet événement avait pour but de mieux faire connaître la nouvelle Vision de l’IDPS, dont l’un des domaines d’activité thématique est la promotion de l’égalité des sexes et le programme Femmes, paix et sécurité visant à promouvoir la réalisation de l’ODD 16+. Cet évènement a été soutenu par des ministres du Canada, de la Sierra Leone et de la Somalie, ainsi que par la première dame de la Sierra Leone, Mme. Fatima Maada Bio.

 

Télécharger la note conceptuelle en Anglais et en Français

Discours

Mme. Maryam Monsef, ministre canadienne du Développement international et ministre des Femmes et de l'Égalité des genres, a souligné que l’inclusion des femmes conduisait à des processus de paix plus durables dans les pays touchés par un conflit. Lire la suite.

Mme. Nabeela F. Tunis, ancienne ministre de la planification et du développement économique de la Sierra Leone, a fait observer que la participation des femmes à la vie publique contribuait à la prévention des conflits dans les pays du g7+. Lire la suite.

Mme. Fatima Maada Bio, la Première Dame de la Sierra Leone, a souligné la nécessité pour les femmes de participer aux plus hautes instances décisionnelles dans tous les pays.

Discussions

Mme. Visaka Dharmadasa, représentante du Partenariat mondial pour la prévention des conflits armés (GPPAC), a appelé les donateurs et les gouvernements à financer et à soutenir la participation des femmes aux processus de paix, à la consolidation de la paix, à la prévention des conflits et à la reconstruction après le conflit.

Mme. Anne Kwakkenbos, représentante de Cordaid, a parlé de la nécessité d'une plus grande représentation des femmes, citant l'exemple des négociations de paix en cours à Doha avec les Taliban en l'absence de femmes. Elle a prononcé un discours au nom du Réseau des femmes afghanes, appelant à une participation pleine, égale et significative. Lire la suite.

Mme. Deqa Yasin, ministre des Femmes et du Développement des droits de l'homme en Somalie, a déclaré que l'autonomisation des femmes permettait à des nations entières de progresser sur le difficile chemin qui mène à la paix et au développement après un conflit: « C'est l'une des raisons pour lesquelles mon gouvernement a donné la priorité à l'égalité des sexes en tant qu'objectif central de notre plan de développement national actuel ».

Regardez son puissant message vidéo en ligne.

Qu’avons-nous appris de cet évènement ?

  1. Les transitions hors d’un conflit peuvent offrir des possibilités uniques de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. En Somalie, les efforts en cours pour élaborer une nouvelle constitution et de nouvelles lois électorales, par exemple, pourraient accroître considérablement les droits des femmes, non seulement aujourd’hui, mais pour les générations à venir. En mars 2019, trois cent femmes de toute la Somalie ont uni leurs efforts pour faire valoir leurs revendications dans une Charte de la femme.
  2. Dans les pays touchés par un conflit en particulier, il existe un lien étroit entre la réalisation de l'ODD 5 (sur l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes) et certains aspects de l'ODD 16 (sur les sociétés pacifiques et inclusives). Comme l'a déclaré la ministre Mme. Deqa Yasin : « Combiner les objectifs 16 et 5 n'est pas seulement important, c'est une nécessité. La paix, la justice et des institutions solides ne sont pas viables si nous n'impliquons pas 50% de la population ». En outre, l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables à long terme créeront les conditions nécessaires à la réalisation de tous les autres objectifs de développement durable, comme prévu dans l'ODD 16+.
  3. L’inclusion des femmes dans les négociations de paix est toujours perçue comme une chose étrangère. Pendant les négociations de paix conduites par des hommes, les femmes qui souhaitent être inclues peuvent être invitées à ne pas risquer de nuire à des négociations fragiles en insistant d’être impliquées. « Ne faites pas tanguer le bateau », a été le conseil donné à Mme. Visaka Dharmadasa au Sri Lanka.
  4. Des analyses et des idées de grande valeur sont perdues en excluant les femmes du tableau. Il y a souvent un fossé entre ce que nous pensons être les principaux défis de la sécurité dans les sociétés touchées par un conflit et ce que les populations locales connaissent de ces véritables défis. Pour la communauté internationale, la migration est le principal défi en Libye, par exemple, mais pour les femmes libyennes, la violence, les groupes armés et l'insécurité chronique constituent le principal défi. Comme l’a souligné Mme. Anne Kwakkenbos : « Si nous ne créons pas une plate-forme pour ces voix, ces questions ne seront jamais abordées ».
  5. Donner aux femmes une voix significative doit passer par un processus de consultation inclusif. Une approche de la consolidation de la paix centrée sur les individus exige qu'un ensemble de voix dans les zones urbaines et rurales, des différentes ethnies et groupes linguistiques, des groupes dominants et marginalisés soient entendues.
  6. Les malentendus abondent. L’un des principaux obstacles à la participation des femmes est la perception erronée selon laquelle les femmes ne se présentent à la table que pour parler de « problèmes des femmes ». En réalité, les femmes ont le droit de participer aux décisions qui affectent leur vie.
  7. Pour que les femmes puissent participer aux processus de paix, il faut un appui pratique, souple et accessible. Une approche axée sur le contexte et bien informée est essentielle pour comprendre ce dont les femmes ont besoin pour participer à la discussion. La participation significative des femmes est bloquée de multiples façons, notamment en refusant de délivrer des visas aux femmes cherchant à prendre part aux négociations de paix nationales organisées par d’autres pays. Très peu d’organisations internationales disposent de la souplesse et des moyens nécessaires pour favoriser une participation significative des femmes.
  8. Il est temps d'agir! Le programme Femmes, Paix et Sécurité fête son 20ème anniversaire en 2020, le temps n'a jamais été aussi propice aux actions concrètes et aux résultats.

Que pouvons-nous faire en tant que communauté pour faire avancer cet agenda mondial?

  • Améliorer la compréhension de la population sur la manière de promouvoir l’égalité entre les sexes dans les contextes fragiles.
  • Mener un plaidoyer mondial pour mobiliser l'attention et les ressources internationales sur les défis et opportunités spécifiques à l'égalité entre les sexes rencontrés dans les pays touchés par les conflits et la fragilité.
  • Encourager le dialogue et garder l’espace civique ouvert, en particulier pour les femmes.
  • Défendre le rôle central de l'égalité entre les sexes dans la consolidation de la paix parmi ceux qui manquent d'expertise dans ce domaine.
  • Plaider en faveur de la participation des femmes aux négociations de paix et à la consolidation de la paix grâce à un financement et à un soutien souples et facilement accessibles.
  • Utiliser la plateforme du Dialogue international pour partager, apprendre, échanger et se soutenir mutuellement.

« Nous adressons notre message aujourd’hui, pas tant aux experts en égalité entre sexes parmi vous, bien que nous apprécions réellement votre participation et vos points de vue, mais plutôt aux gouvernements des États touchés par un conflit et à leurs partenaires donateurs ainsi qu’à la société civile, qui ne disposent peut-être pas de ce type de d’expertise ou de prise de conscience en matière entre les sexes... En investissant dans l'égalité entre les sexes et la participation... ils investissent dans un avenir plus pacifique ».

Mme. Nabeela F. Tunis, ministre de la planification et du développement économique de la Sierra Leone

Recherche sous-jacente au thème genre de l’IDPS

Le renforcement de l'égalité entre les sexes dans les États touchés par un conflit est considéré comme essentiel pour la réalisation des engagements mondiaux en faveur d'une paix durable. Cette recherche s’appuie sur un nombre croissant d’études indiquant que la participation des femmes aux processus de paix, et l’égalité entre les sexes plus généralement, est associée à des sociétés plus stables et plus pacifiques. Une grande partie de cette recherche est présentée dans le rapport fondamental de la Banque mondiale - ONU intitulée Chemins pour la paix : Approches inclusives pour la prévention des conflits violents qui reconnaît que « le degré d'intégration des femmes dans la vie politique, économique et sociale est un facteur déterminant de la propension d'une société pour conflit ».

Faits marquants :

Cliquez ici pour un visuel sur les liens entre l'égalité des sexes, la paix et la stabilité.

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