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26 Aoû 2019

Lancement au niveau ministériel de La Vision pour la Paix de l’IDPS 2019-21

La Vision pour la Paix de l’IDPS 2019 - 2021  a été lancé avec succès le 15 juillet 2019 lors d'un événement en marge du Forum politique de haut niveau à New York. La Vision pour la paix est un cadre élaboré conjointement qui s'appuie sur les programmes internationaux déjà existants, notamment le programme Femmes, paix et sécurité, le Programme Jeunesse, paix et sécurité, l’ordre du jour pour la consolidation de la paix, le Programme pour la prévention des conflits ainsi que le rapport de l'ONU et de la Banque mondiale Chemins pour la paix

Télécharger la note conceptuelle du lancement au niveau ministériel en anglais et en français.

Ms. Elissa Golberg, sous-ministre adjointe, Secteur des Politiques stratégiques, Affaires mondiales Canada, a ouvert l’évènement au nom du gouvernement canadien, et en particulier au nom de la coprésidente canadienne du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (IDPS), Mme. Maryam Monsef, ministre du Développement international et ministre des Femmes et de l'Égalité des genres. Elle a indiqué que la Vision pour la paix était un modèle de la manière dont les trois constituantes de l’IDPS collaboreront à l'avenir pour conduire à un changement positif dans les pays en proie à des conflits, à la fragilité et à la violence.

M. Francis Kaikai, ministre de la Planification et du Développement économique de la Sierra Leone et coprésident de l’IDPS, a dirigé l'événement, avec le soutien des ministres suivants:

  •  Mme. Deqa Yasin Hagi Yusuf, ministre des Femmes et du Développement des Droits de l'Homme, Somalie (via une vidéo préenregistrée)
  •  M. Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, République Centrafricaine
  •  Mme. Gisèle Pana, ministre de la promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l'enfant, République Centrafricaine
  •  Mme. Priscilla Schwartz, procureure générale et ministre de la Justice, Sierra Leone
  •  M. Alpha Timbo, ministre de l'enseignement primaire et secondaire, Sierra Leone
  •  Mme. Nabeela Tunis, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Sierra Leone

Speeches

Dans sa déclaration liminaire, M. Francis Kaikai a attiré l'attention sur l'objectif global de la Vision pour la paix qui consiste à offrir une consolidation de la paix et un renforcement de l'État qui soient plus solides, mieux ciblés et plus efficaces, afin d'amplifier et de soutenir les efforts visant à réaliser le Programme de développement à l'horizon 2030, tout en mettant l'accent sur l'ODD 16. Il a également souligné les engagements pris dans le cadre de La Vision pour la paix, vis-à-vis de laquelle les membres de l’IDPS seront tenu de rendre des comptes, et reste dans l’attente de la mise en œuvre du cadre élaboré conjointement.

Mme. Deqa Yasin Hagi Yusuf, ministre somalienne chargée des Femmes et du Développement des Droits de l'Homme, a parlé des efforts déployés pour revoir la constitution et les lois électorales de la Somalie, offrant ainsi une occasion unique de donner aux femmes les moyens de contribuer à l'instauration d'une paix et d'un développement durables. Elle a déclaré qu’en garantissant des dispositions constitutionnelles progressistes en matière d’égalité des sexes, il était possible de jeter des fondements essentiels pour la promotion des droits des femmes tout au long du processus de renforcement de l’État, en citant l’exemple de la Charte des femmes somaliennes dans son pays. Visionner son message vidéo en ligne.

Panel de discussions

M. Jorge Moreira da Silva, directeur de la Direction de la coopération pour le développement à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a évoqué la nécessité pour les donateurs et les institutions multilatérales de créer des incitations à l'investissement du secteur privé dans les situations de conflit, en se référant aux Principes de Kampala pour un engagement efficace du secteur privé à la coopération pour le développement. Il a ajouté que le fait que La Vision pour la paix reconnaisse le rôle du secteur privé dans l’appui à la consolidation de la paix, offrait une excellente occasion d’avancer dans ce domaine.

M. Theophilus Ekpon, president du Comité exécutif de la Plateforme de la société civile pour la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (CSPPS) a attiré l'attention sur l'importance d'un environnement politique propice qui permette de contrer les tentatives de réduction de l'espace civique dans les situations de conflit. La sécurité des acteurs de la société civile travaillant dans des situations de conflit, un financement soutenu et le renforcement des capacités afin qu’ils puissent remplir leur rôle crucial de responsabilisation des gouvernements, comptent parmi les autres éléments essentiels pour un environnement favorable.

M. Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, République Centrafricaine, a souligné le rôle qu’un partenariat et un dialogue soutenu peuvent jouer, aussi bien au niveau interne qu’avec les partenaires internationaux, dans la voie suivie par son pays pour la paix, la stabilité économique et la cohésion nationale. Il a également souligné l'importance de la mise en œuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix 2017-2021 avec des partenaires en République centrafricaine et la nécessité de garantir une croissance inclusive afin de favoriser la cohésion au niveau national.

Dans ses remarques de clôture, Dr. Helder da Costa, secrétaire général du Secrétariat du g7+, a rappelé que le document final de la 5ème réunion ministérielle du g7+, qui s’est tenue les 26 et 27 juin 2019, engageait les membres du g7+ à mettre en œuvre La Vision pour la paix. En citant le communiqué de Lisbonne, il a déclaré: « En tant que membre du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État (IDPS), nous nous félicitons de La Vision pour la paix de l’IDPS 2019-2021 et nous nous engageons à travailler avec nos partenaires pour atteindre les objectifs qui y sont énoncés ».

Quel enseignements avons-nous tiré de cet évènement?

  • S'appuyer sur les succès des examens nationaux volontaires. Le succès de la réunion des trois groupes constitutifs de l'IDPS dans le cadre du processus d'examen national volontaire de l'ODD 16 devrait être mis à profit et exploité au niveau des pays.
  • Continuer à appliquer les principes fondamentaux. Les principes du New Deal et de la Déclaration de Stockholm sont essentiels à la réalisation de l'ODD 16 +.
  • Se concentrer sur l'inclusion. L'inclusion est un élément essentiel à la réalisation de l'ODD 16. Un large éventail de voix est nécessaire pour la consolidation de la paix et le renforcement de l'État afin d'obtenir des résultats durables, notamment les voix des femmes, des jeunes, des groupes sous-représentés et celle des différentes factions belligérantes et politiques.
  • Inciter le secteur privé. Les institutions financières internationales peuvent être incitées à appliquer une approche axée sur le genre à leurs investissements, notamment pour soutenir l’autonomisation des femmes, l’égalité des sexes et l’activité entrepreneuriale des femmes dans les situations de conflit. De même, le secteur privé doit être soutenu et incité à se conformer au principe de « ne pas nuire » afin que les normes internationales soient respectées dans les zones de conflit.
  • Reconnaître les liens. L’instauration de la paix, l’autonomisation des femmes et le rôle d’un secteur privé qui promeut la paix sont inextricablement liés :
    • Lorsque les femmes participent aux processus de consolidation de la paix, elles sont plus efficaces et la paix dure plus longtemps.
    • Un environnement pacifique et stable facilite les investissements du secteur privé, ce qui est essentiel pour réaliser l'Agenda à l’horizon 2030.
    • De même, le secteur privé peut permettre d’inverser la tendance dans le cadre de l’égalité des sexes et de l’autonomisation économique des femmes en fournissant des emplois et un salaire égal.
  • Se concentrer sur la réconciliation. La réconciliation dans les situations de conflit est essentielle pour surmonter la crise de confiance entre différents groupes.

Que pouvons-nous faire en tant que communauté pour faire avancer l’agenda de la Vision pour la paix?

  • Fournir un soutien politique à la plate-forme de l’IDPS et à la Vision pour la paix.
  • Mener un plaidoyer mondial sur les efforts déployés dans les pays pour faire progresser les thèmes centraux de Vision pour la paix, et notamment pour augmenter les dépenses consacrées à l’égalité des sexes dans les situations de conflit et à la prévention des conflits.
  • Participer aux activités de l’IDPS au niveau des pays. Réunir des représentants de gouvernements, des partenaires au développement et la société civile dans le cadre d’un dialogue national afin de discuter et de trouver des solutions aux défis prioritaires dans les pays du g7+.
  • Opérationnaliser la Vision pour la paix et nous tenir responsables.

“Notre expérience en Somalie montre que le renforcement de l'autonomisation des femmes est un élément essentiel pour la paix et le développement durables dans les contextes touchés par la fragilité et les conflits… nous sommes convaincus qu'avec de bons partenariats, la Somalie peut devenir un exemple de ce à quoi peut ressembler un engagement efficace des femmes dans la consolidation de la paix et le renforcement de l'État, et offrir ainsi des enseignements importants et des faits concrets pour d'autres contextes. L’IDPS peut être un allié important dans ce parcours”.

Mme. Deqa Yasin Hagi Yusuf, ministre somalienne des Femmes et du Développement des Droits de l'Homme.

09 Jul 2019

La Vision pour la paix du Dialogue international pour 2019-2021

Les coprésidents de l'IDPS ont le plaisir d'annoncer que le Groupe de pilotage a approuvé la Vision pour la paix de l'IDPS 2019-2021 (en anglais et en français). Ce document fournira un cadre d’action commun à la communauté de l’IDPS pour les deux prochaines années.

05 Jul 2019

HLPF 2019

Au nom des coprésidents du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État (l’IDPS), j’ai le plaisir de vous inviter à assister au lancement officiel du document Vision pour la paix 2019-2021 du Dialogue international. L'événement, intitulé “Un dialogue pour la paix : réaliser l'ODD 16+ dans des situations de conflit", sera animé par M. Francis Mustapha Kaikai, ministre de la Planification et du Développement économique de la Sierra Leone, et par Mme. Maryam Monsef la ministre du Développement international et la ministre des Femmes et de l'Égalité des genres. Cet évènement se tiendra le 15 juillet à New York à la Mission permanente du Canada auprès de l'ONU de 16h00 à 17h15, et ce lors du Forum politique de haut niveau (FPHN).

Le document Vision pour la paix énonce une série d’engagements pris par les pays du g7+, en partenariat avec des membres du Réseau international sur les situations de conflit et de fragilité (INCAF) et la Plateforme de la société civile pour la consolidation de la paix et le renforcement de l’État (CSPPS), afin d’avancer dans la réalisation de l’ODD 16+ dans les situations de conflit. Le FPHN offre une occasion idéale de lancer la Vision pour la paix, étant donné qu'elle se concentre sur les progrès accomplis dans la réalisation de l'ODD 16 visant à instaurer des sociétés pacifiques, justes et inclusives, en plus de l'ODD 8 concernant la croissance économique et un marché de l’emploi durables et inclusifs, de l'ODD 10 visant à réduire l'inégalité au sein des pays et l'ODD 17 sur le renforcement des partenariats mondiaux pour soutenir et réaliser l’agenda pour 2030. Tous ces objectifs de développement durable sont directement liés aux priorités et à l’approche thématiques du programme de l’IDPS. En outre, cinq pays du g7+ (la Côte d'Ivoire, la République centrafricaine, le Sierra Leone et le Timor-Leste) présenteront leurs examens nationaux volontaires (VNR) lors du Forum de haut niveau, avec le soutien de la CSPPS, l'une des trois constituantes de l'IDPS, afin de garantir une participation significative de la société civile. L’un des pays du g7+ en particulier, la Somalie, fait également de grands progrès en saisissant cette occasion de renforcer l’État pour promouvoir les droits et la participation des femmes. Ainsi, le lancement de la stratégie de l’IDPS visera à tirer parti de cette riche connaissance, expérience et dynamique au sein de la communauté de l’IDPS pour articuler sa vision de la paix mondiale et ses engagements, en plus des priorités nationales en matière de consolidation de la paix et de renforcement de l'État au sein du g7+.

02 Nov 2018

21ème Réunion du Comité de Pilotage

Les nouveaux coprésidents du Dialogue International sur la Consolidation de la Paix et le Renforcement de l’État, les ministres Marie-Claude Bibeau (Canada) et Nabeela Tunis (Sierra Leone) organiseront la prochaine réunion du groupe de pilotage les 12 et 13 Décembre 2018, dans les locaux du g7+ à Lisbonne au Portugal.

 
10 Avr 2018

Le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP)

Le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) a été créé le 8 juin 2001 à Monrovia. Porté par un ensemble d’organisations féminines originaires du Libéria, de la Sierra Léone et de la Guinée (Conakry), cette initiative fait suite à une rencontre organisée sous l’égide de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Devenue célèbre grâce à sa diplomatie préventive, cette organisation, par son expérience, a su démontrer l’efficacité d’un leadership féminin dans une Afrique de l’Ouest où l’inclusion politique des femmes est un chemin au long cours. Comment est née cette organisation ? Quelle est sa vision et ses missions ? Comment est-elle structurée à l’échelle régionale ? Quelles sont ses ressources d’actions et ses réalisations?

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